Snapchat ne comparaîtra pas devant un jury dans l’un des procès américains consacrés aux effets des réseaux sociaux sur les jeunes. Snap, la maison mère de l’application, a conclu un accord amiable avec deux plaignantes à Los Angeles, ont annoncé leurs avocats lundi. Le montant de cet accord n’a pas été communiqué.
La transaction est intervenue deux jours avant l’ouverture des débats. Elle entraîne l’annulation de ce procès test, c’est-à-dire une affaire appelée à servir de référence pour un ensemble plus large de plaintes. En Californie, des milliers de procédures similaires ont été regroupées devant des juges et plusieurs nouvelles audiences de ce type sont prévues au début de 2027.
Un deuxième procès évité par Snapchat
Cette décision prolonge une stratégie déjà observée chez les grandes plateformes. Meta, TikTok et YouTube ont eux aussi été visés par des plaintes portant sur l’usage des réseaux sociaux par les mineurs. Dans le dossier réglé lundi, les plaignantes reprochaient à Snapchat de favoriser une forme d’addiction chez les jeunes. Les accusations n’ont toutefois pas été examinées au terme d’un débat contradictoire devant un jury, l’accord ayant été conclu avant l’audience.
« Les parties se réjouissent d’avoir pu régler cette affaire à l’amiable », a déclaré Snapchat.
Un porte-parole de l’entreprise a également déclaré à l’AFP que le groupe restait engagé dans le renforcement de la sécurité de ses utilisateurs. Il a ajouté que cette sécurité ne pouvait jamais être considérée comme définitivement acquise. Ces déclarations présentent la position de Snapchat, sans constituer une reconnaissance des faits reprochés dans la procédure.
Le précédent du procès contre Meta et YouTube
Le précédent le plus important remonte à mars 2026, à Los Angeles. À l’issue du premier procès test, un jury avait estimé que Meta, qui exploite Instagram, et YouTube, propriété de Google, avaient fait preuve de négligence. Il avait accordé 6 millions de dollars à une jeune femme. Snapchat et TikTok avaient déjà choisi de conclure un accord avant l’audience dans cette première affaire.
| Élément | Situation rapportée |
|---|---|
| Accord conclu | Snapchat et deux plaignantes |
| Lieu | Los Angeles, en Californie |
| Montant | Non communiqué |
| Audience annulée | Procès test prévu avant l’accord |
| Prochaines procédures | Plusieurs procès tests annoncés pour début 2027 |
Une série de procédures appelée à se poursuivre
Les avocats des plaignantes considèrent que ces accords ne mettent pas fin à leurs démarches. John Morgan et Emily Jeffcott, qui défendent l’une des deux plaignantes, ont affirmé que les transactions leur permettaient de continuer à demander des comptes aux réseaux sociaux. Leur déclaration s’inscrit dans une procédure collective plus vaste, destinée à déterminer la responsabilité éventuelle des plateformes dans les usages problématiques dénoncés par les familles et les utilisateurs.
Pour Snapchat, l’accord évite donc une première confrontation avec un jury dans cette affaire précise. Pour les autres entreprises concernées, les audiences prévues en Californie pourraient en revanche apporter de nouveaux éléments publics sur les mécanismes, les choix de conception et les dispositifs de sécurité mis en cause par les plaignants. À ce stade, le règlement conclu par Snap ne fixe pas de montant public et ne constitue pas une décision judiciaire établissant sa responsabilité.