Sam Zirah élargit son terrain de jeu. Connu pour ses interviews de personnalités issues de la téléréalité et de l’influence, le créateur de contenus lance Le meilleur candidat, une émission publiée sur YouTube et consacrée aux candidats à l’élection présidentielle de 2027. Le premier épisode a été diffusé dimanche, selon RTL, avec François Asselineau comme invité.
Douze cartes pour structurer l’entretien
Le principe repose sur un dispositif simple, pensé pour les usages des plateformes vidéo : chaque invité doit tirer 12 cartes thématiques sans connaître leur contenu à l’avance. Les sujets peuvent concerner sa vie personnelle, son programme, ses adversaires ou encore les polémiques qui l’entourent. Le format cherche ainsi à produire une conversation moins institutionnelle qu’une interview politique classique, tout en conservant une succession de thèmes identifiables pour le public.
Cette première émission a accueilli François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine. À 69 ans, le candidat espère obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter en 2027, après son échec lors du scrutin de 2022. L’échange a abordé son parcours et sa candidature, mais aussi des sujets plus légers, comme la signification d’expressions employées sur les réseaux sociaux.
| Élément | Principe de l’émission |
|---|---|
| Plateforme | YouTube |
| Format | Tirage de 12 cartes thématiques |
| Premier invité | François Asselineau |
| Objectif affiché | Présenter les candidats au-delà de leur image publique |
Un changement de positionnement pour le créateur
Avec cette émission, Sam Zirah revendique une évolution de son rôle. Le créateur, qui compte 6,5 millions d’abonnés, ne souhaite plus être associé uniquement aux interviews d’influenceurs. Il se présente désormais comme un animateur capable de recevoir des personnalités venues d’horizons différents. Ce positionnement accompagne une volonté d’atteindre un public plus large grâce à un rendez-vous directement diffusé sur une plateforme fréquentée par les plus jeunes générations.
« Je suis animateur tout court et je peux parler de tous les sujets, interviewer tout le monde », explique Sam Zirah à Paris Match.
Le vidéaste dit vouloir privilégier les sujets concrets plutôt que les grandes questions internationales ou macroéconomiques. Cette ligne éditoriale consiste à faire parler les invités de leur programme, de leur quotidien politique et de leur image publique, avec des questions susceptibles de toucher directement les spectateurs. Le ton peut donc passer d’un enjeu électoral à une séquence plus détendue consacrée au vocabulaire du web.
Une responsabilité revendiquée, sans montage annoncé
Sam Zirah affirme également prendre en compte la portée éditoriale de ce nouveau format. Il indique préparer ses entretiens afin de pouvoir réagir lorsque les propos d’un invité lui paraissent fragiles ou contestables. Autre particularité mise en avant : les interviews sont diffusées dans leur intégralité, sans montage. Cette décision distingue le programme des extraits courts qui circulent habituellement sur les réseaux sociaux, mais elle expose aussi les candidats à des échanges plus longs et moins facilement contrôlables.
La place croissante des créateurs dans la communication politique constitue l’arrière-plan de cette initiative. En choisissant YouTube plutôt qu’un plateau audiovisuel traditionnel, l’émission s’adresse à une audience déjà constituée autour de son animateur et adopte des codes familiers aux internautes : spontanéité affichée, interaction avec les sujets populaires et mise en scène reconnaissable. Le canapé rose, signature visuelle de Sam Zirah, devient ainsi le décor d’un rendez-vous consacré à la prochaine présidentielle.