Poser un doigt sur l’écran pour déverrouiller un smartphone est devenu un geste banal. Pourtant, cette opération mobilise un capteur placé sous la dalle, invisible à l’utilisateur. Dans un article publié le 31 octobre 2026, Les Numériques détaille les deux principales méthodes utilisées par les téléphones : la lecture optique, qui s’appuie sur la lumière, et la lecture ultrasonique, fondée sur des ondes acoustiques.
Un appareil photo miniature sous la dalle
La technologie optique est présentée comme la solution la plus répandue et la plus économique. Elle repose sur un petit capteur installé sous les pixels de l’écran. Sur les appareils équipés d’une dalle OLED, c’est-à-dire composée de diodes électroluminescentes organiques, ce dispositif ne couvre pas toute la surface : il se trouve sous une zone précise, généralement signalée par l’icône d’empreinte.
Lorsque le doigt est posé à l’endroit indiqué, l’écran augmente fortement sa luminosité. Cette lumière éclaire la peau, puis une partie du reflet traverse les différentes couches de l’écran pour atteindre le capteur. Celui-ci reconstitue une image en deux dimensions des reliefs du doigt. Le téléphone la confronte ensuite au modèle d’empreinte conservé dans sa mémoire.
| Technologie | Principe décrit par Les Numériques | Positionnement |
|---|---|---|
| Capteur optique | Éclairage du doigt et capture d’une image 2D | Solution répandue et économique |
| Capteur ultrasonique | Utilisation d’ondes acoustiques | Présent sur des smartphones haut de gamme |
Deux résultats possibles après la lecture
Si le motif obtenu correspond à celui qui a été enregistré, le déverrouillage est accepté. Dans le cas contraire, le téléphone demande de recommencer. Après plusieurs échecs, l’utilisateur peut recourir à une autre méthode prévue par l’appareil, comme un code ou un schéma. Le capteur ne photographie donc pas simplement un doigt pour l’afficher : il produit une représentation destinée à être comparée à une référence déjà stockée par le smartphone.
Les ultrasons pour produire une cartographie en relief
Les modèles les plus haut de gamme peuvent employer une autre approche. Au lieu d’éclairer la peau, leur capteur utilise des ondes ultrasoniques, c’est-à-dire des vibrations acoustiques situées au-delà de ce que l’oreille humaine peut entendre. Les Numériques présente cette méthode comme une cartographie en trois dimensions de l’empreinte digitale, par opposition à l’image plane obtenue avec un capteur optique.
Ces deux solutions coexistent avec d’autres systèmes de déverrouillage biométrique. Sur les iPhone, la reconnaissance faciale Face ID constitue une alternative, tandis que certains smartphones Android utilisent également des technologies de reconnaissance du visage. L’article rappelle ainsi que le capteur d’empreinte sous l’écran n’est pas une technologie unique : derrière une même icône, le téléphone peut analyser la lumière réfléchie par le doigt ou exploiter des signaux acoustiques.
- La méthode optique utilise un capteur placé sous une petite zone fixe de l’écran.
- La lumière permet de reconstituer une image en deux dimensions des crêtes de l’empreinte.
- Les smartphones haut de gamme peuvent remplacer cette lecture par une cartographie ultrasonique en trois dimensions.