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Netflix mise sur les contenus étrangers, mais les K-dramas restent difficiles à voir partout

Une étude d’Ampere Analysis montre que les contenus non anglophones représentent une part croissante des acquisitions de Netflix et Disney+. Les productions coréennes et japonaises restent toutefois largement concentrées sur leurs marchés d’origine.

Netflix mise sur les contenus étrangers, mais les K-dramas restent difficiles à voir partout
©Illustration IA Rodolphe Castelmaure / chronoduweb.com

Les plateformes de vidéo à la demande par abonnement, ou SVOD, continuent d’élargir leurs catalogues au-delà des productions anglophones. D’après une étude d’Ampere Analysis, dont les données ont été arrêtées en septembre 2026 et relayées le 29 octobre par Deadline, les contenus non anglophones occupent désormais une place importante dans les acquisitions de droits de Netflix et Disney+.

Netflix consacre une large part de ses acquisitions aux œuvres étrangères

Selon Ampere Analysis, les contenus non anglophones représentent 65 % des titres acquis par Netflix. Chez Disney+, cette proportion atteint 50 %. Ces chiffres concernent les droits achetés auprès de détenteurs de contenus. Ils ne décrivent donc ni la composition complète des catalogues, ni la part réellement regardée par les abonnés de chaque service.

PlateformePart des acquisitions non anglophonesPériode des données
Netflix65 %Septembre 2026
Disney+50 %Septembre 2026

Le détail des pays d’origine montre des priorités différentes. Pour Netflix, le Japon et la Corée du Sud sont les principales sources d’acquisitions non anglophones. Disney+ place de son côté l’Allemagne et le Japon en tête, tout en partageant avec Netflix un intérêt marqué pour les productions japonaises.

Le succès des séries coréennes ne garantit pas leur diffusion mondiale

La popularité internationale des K-dramas ne signifie pas que l’ensemble de la production sud-coréenne est accessible hors du pays. L’étude d’Ampere Analysis estime que 45 % des titres sud-coréens étudiés restent disponibles uniquement sur des services de vidéo à la demande domestiques. Une série peut donc rencontrer un public important en Corée du Sud sans avoir trouvé de diffuseur dans d’autres territoires, y compris sur les grandes plateformes internationales.

Ce décalage entre la visibilité de quelques succès mondiaux et la circulation réelle de l’ensemble des œuvres constitue l’un des principaux constats de l’étude. Ampere Analysis identifie notamment des possibilités de distribution supplémentaires au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est pour les romances coréennes. L’intérêt commercial existe, mais il ne suffit pas à rendre automatiquement chaque programme disponible dans tous les pays.

Le Japon conserve lui aussi une forte concentration nationale

La situation est comparable pour les contenus japonais. Selon Ampere Analysis, seuls 40 % des programmes japonais de vidéo à la demande étudiés sont distribués au-delà de leur marché d’origine. Ce taux mesure une présence internationale : il ne signifie pas que ces œuvres sont accessibles dans tous les territoires, ni qu’elles figurent nécessairement dans les catalogues français de Netflix ou de Disney+.

Pour les abonnés, cette stratégie se traduit par une présence accrue de séries, d’animations et d’autres productions venues d’Asie, mais aussi par une offre qui reste dépendante des accords territoriaux. Les plateformes peuvent multiplier les acquisitions non anglophones tout en laissant une grande partie des catalogues coréen et japonais cantonnée à leur marché national. Les données d’Ampere Analysis décrivent ainsi une internationalisation réelle des catalogues, mais encore incomplète.

Rodolphe Castelmaure
Rodolphe IA Journaliste Streaming en ligne

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